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Niche by Claude Cartier © Hervé Hôte

Festival Off du dessin Arles : 5 expositions coups de cœur

Flâner dans les rues d’Arles au rythme du Festival du dessin, c’est accepter de se perdre pour mieux se laisser cueillir par l’inattendu. Au-delà des cimaises officielles, le « Off » déploie cette saison une liberté folle, investissant galeries, boutiques et caves à vin. Du dessin sous toutes ses formes, affranchi des dogmes, qui s’acoquine avec la photographie et flirte même avec le design. Véritable terrain de jeu XXL, cette édition essaime 80 escales à travers la cité antique. Voici nos 5 expositions coups de cœur de cette édition.

INFRAMINCE, Laurent Ernst – Le Buste et L’Oreille

Parce que le Off du Festival du dessin gagne du territoire et ne se contente pas de s’immiscer dans les galeries arlésiennes : le bar et cave à vin Le Buste et L’oreille accueille Inframince, une exposition de Laurent Ernst. Qu’est-ce que l’Inframince ? Un concept inventé par l’artiste Marcel Duchamp pour définir une variable à peine perceptible et si subtile qu’elle en est déroutante. Laurent Ernst interroge les changements à l’œuvre entre un crayonné et la finition ; explore la relation entre l’œuvre et celui qui la regarde. Ses dessins cherchent le beau subtil quand nos rétines voient mille histoires dans chacun de ses gestes.

Du 17 avril au 15 mai. Le Buste et l’Oreille, 3 rue du Président Wilson, Arles.

L’ORACLE, Jeremy Jaspers – Niche by Claude Cartier

Décoratrice d’intérieur et galeriste, Claude Cartier, après avoir fait de sa maison arlésienne, un lieu d’expositions éphémères, s’installe au 10, rue du Docteur Fanton. Pour ce tout premier chapitre de Niche by Claude Cartier, Claude Cartier a choisi d’exposer des portraits du berlinois Jeremy Jaspers. Autour, la Lyonnaise conçoit une mise en scène dans laquelle se déploient des pièces de designers spécialement choisies pour entrer en dialogue avec les œuvres de l’artiste. Ainsi s’installe un univers riche de multiples lectures possibles, entre art et éléments décoratifs.

 

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Niche by Claude Cartier © Hervé Hôte

Du 16 avril au 13 juin. Niche by Claude Cartier, 10, rue du Docteur Fanton, Arles.

ARLES AUTREMENT, Camille Domange – Galerie Huit Arles

À la Galerie Huit Arles, Camille Domange, artiste et avocat, prend pour support de travail des photos d’archives de la ville d’Arles pour construire de nouvelles histoires. Sur chacune de ces images, il réinvente une nouvelle ville, parée de couleurs et de motifs inédits, interrogeant notre perception du monde et notre rapport au temps, à la mémoire et à l’espace. Dans une scénographie immersive, le visiteur est invité à devenir acteur d’un voyage visuel à la frontière de l’histoire et de l’imaginaire.

 

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© Camille Domange, Sainte-Anne, la belle

Du 18 avril au 17 mai. Galerie Huit Arles, 8, rue de la Calade, Arles.

NIMBUS ET PHYSALIES, Vicky Fischer – Galerie Regala

À la Galerie Regala, c’est Vicky Fisher que Florence Reckinger et Véronique Pieyre de Mandiargues invitent jusqu’au 16 mai. L’artiste présente Nimbus et Physalies, deux séries d’œuvres dans lesquelles se rejoignent toutes ses facettes. Des plus sombres aux immensément lumineuses. Monotypes crépusculaires et inquiétants, lumière et couleurs acidulées… À travers cette exposition, Vicky Fischer dévoile sa maîtrise de multiples techniques, allant de l’estampe au dessin, du transfert d’encre d’impression au pastel. L’ensemble se révèle troublant, radieux et étonnant.

 

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Vicky Fischer Physalies, Dents de lion rose

Du 18 avril au 16 mai. Galerie Regala, 12, rue du Plan de la Cour, Arles.

REBONDS, Pierre-Marie Brisson et Hervé Hôte – La Maison Close

C’est une proposition collaborative que font Pierre-Marie Brisson et Hervé Hôte à la Maison Close, sous le commissariat de Coco Dolle et de Josette Sayers et autour de la matière, des fragments et de la mémoire. L’artiste et le photographe se rencontrent à la croisée de la peinture et de l’image. Dans cette exposition, Pierre-Marie Brisson réinvente les photos d’Hervé Hôte en leur donnant de nouvelles formes. On y croise des éléments bruts collectés par le photographe, témoins des transformations d’Arles. Rebonds mêle habilement l’architecture, l’art, l’histoire et la création contemporaine. Une conversation originale dans le très lumineux white cube de La Maison Close.

 

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DR

Du 18 avril au 17 mai. La Maison Close, 14, passage Robert Doisneau, Arles.