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Threshold, Akari Takenobu, Lampisterie, LUMA Arles Parc des Ateliers © B. AVY

À Luma Arles, Akari Takenobu fait dialoguer le visible et l’invisible

Figures humaines étranges et sculpturales, images fantomatiques d’un corps fragmenté… Avec Treshold, Akari Takenobu capture l’immatériel dans une série d’œuvres au caractère surnaturel aussi troublant que séduisant. Lauréate du Prix Dior de la photographie et des arts visuels 2026, l’artiste est à découvrir sans plus attendre à La Lampisterie, au Parc des Ateliers de Luma Arles, jusqu’au 4 octobre.

Créé en 2018 par Christian Dior Parfums, en partenariat avec LUMA Arles et l’ENSP d’Arles (École nationale supérieure de la photographie), le Prix Dior met en lumière chaque année de jeunes talents issus des écoles d’art et de photographie les plus réputées. Autour de la thématique Face to Face, ce sont les œuvres étranges d’Akari Takenobu qu’a choisi de couronner le jury de la 9e édition, présidé par le photographe britannique David Sims.

Obsédée par la distance qui nous sépare des mondes invisibles, la jeune artiste japonaise en explore la consistance à travers une série d’images dont la beauté curieuse est saisissante. Akari Takenobu utilise son propre corps comme matière première. Elle le photographie des centaines de fois. Puis elle déchire, découpe et recompose les clichés, alternant et superposant processus numériques et analogiques. Dépossédé peu à peu de sa physicalité, subissant une mort simulée, le corps devient fantomatique.

Dans l’imaginaire surnaturel d’Akari Takenobu

L’univers mystérieux d’Akari Takenobu, à la lisière du paranormal, puise ses source dans une enfance peuplée de fantômes, au sein d’une maison hantée, mais aussi dans une culture japonaise où le surnaturel occupe depuis des siècles une place dans les récits, l’art, la culture et le quotidien. Ses compositions de corps défragmentés évoquent aussi les expérimentations surréalistes de Man Ray. Collages et impressions superposés confèrent à l’image finale un aspect flou, vieilli et granuleux. L’effet paranormal est troublant.

Au sein du Parc des Ateliers de Luma Arles, la Lampisterie expose également les travaux des neuf autres lauréats sélectionné par le jury parmi 300 dossiers ayant répondu à l’appel à projet. On y retrouve notamment le face-à-face poétique d’Andréa Besset avec l’Arménie. Un récit délicat autour de la mémoire, de l’héritage et de l’exil.

En partenariat avec Dior, l’ultime visite-atelier autour de l’exposition se tiendra le 3 octobre. Son objet ? Une  visite commentée suivie d’un atelier de fabrication d’encres végétales, élaborées à partir des plantes du jardin tinctorial de Luma. Les participants repartiront avec leur propre badge, confectionné à partir des teintures créées sur place.

Treshold, Akari Takenobu – Prix Dior de la Photographie et des Arts Visuels pour Jeunes Talents 2026.

Jusqu’au 4 octobre 2026. La Lampisterie, Parc des Ateliers, LUMA Arles. Visite-atelier du 3 octobre 2026 : Réservation (gratuite) Liens vers notre rubrique EXPOS