Off rencontres d'Arles
Trilogie new-yorkaise | Jens Krauer

Le Off des Rencontres d’Arles, six expositions immanquables.

Avec un programme tentaculaire d’expositions, de rencontres et de vernissages gratuits, le Festival Off des Rencontres d’Arles invite à oser pousser les portes des galeries, des boutiques et hôtels avec un regard curieux sur la création visuelle contemporaine. Coordonné par La Kabine, riche de 200 propositions, il aura lieu du 6 juillet au 5 octobre. Voici six expositions immanquables. Mais on ne saurait trop vous conseiller de vous laisser porter par la curiosité, en flânant avec le guide du Off dans les petites rues d’Arles.

Perlinpinpin & Noëlle de Grandsaigne à la Postman Galerie Recommandée de Cyrille Putman

Chez Cyrille Putman, le goût de l’enfance se mêle à l’étrange. Dans le quartier de Trinquetaille, Noëlle de Grandsaigne déploie ses magnétiques « boîtes ». Ils composent de petits théâtres inspirés du film noir américain qui composent un fascinant film miniature peuplé de récits secrets. En écho, Perlin défie le temps à travers d’étonnantes sculptures mécaniques, véritables concentrés de poésie et de précision. L’exposition, à la fois ludique et contemplative, présente des œuvres dont l’apparence flirte avec de fascinants jouets qui auraient toute leur place dans un cabinet de curiosités. Un pas de côté dans un festival dominé par la photo.

 

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Boîte de Noëlle de Grandsaigne © Cyrille Putman

Du 3 juillet au 10 octobre 2026. Galerie recommandée, ancienne Poste de Trinquetaille, place Léopold Moulias, Arles et Vitrine-galerie Cyrille Putman, 60 rue du 4 septembre. Arles.

Le Monde Réel, Benni Valsson et Emilie Moutaud à la Cachette et la Petite Cachette

« Le Monde Réel », une double exposition de Benni Valsson et Émile Moutaud, est une comète à ne pas manquer du 6 au 11 juillet à La Cachette et la Petite Cachette. Fruit de l’association du Club des DA, de Nightshift et de Benzēne, elle réunit deux regards sensibles sur le portrait documentaire contemporain. Tandis que l’un capte la grâce brute de l’adolescence, l’autre explore les traditions ancestrales et le mystère de la Camargue. Une parenthèse poétique où le réel se révèle dans toute sa puissance évocatrice.

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© Benni Valsson

 

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© Emile Moutaud

Du 6 au 11 juillet. 19, Place Honoré Clair, Arles.

Trauma, Joan Fontcuberta chez Arthur et Janine

Avec TRAUMA, Joan Fontcuberta explore les failles de la photographie et ce qu’il en subsiste lorsqu’elle perd son lien au réel et sa fonction de support de mémoire, l’image se diluant ou disparaissant sous de nouveaux motifs. L’artiste espagnol transforme les accidents du médium en une palpitante archéologie visuelle. Cette exposition, troublante, interroge autant notre regard que notre rapport à la vérité, thème récurrent dans le travail de Fontcuberta.

 

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Trauma © Joan Fontcuberta

Du 6 juillet au 19 juillet, les 25 et 26 juillet, le 1er et le 2 août (11h-19h), 56 rue du 4 Septembre 13200 Arles

 

Yann Stofer : Nuit de Brest à la Galerie Actes Sud Jean-Paul Capitani

Pierre Adrian et Yann Stofer ont décidé, soixante ans après, de refaire le périple de Jack Kerouac à la recherche de ses origines à Brest. Sillonnant les rues de la cité bretonne en essayant de retracer l’itinéraire du romancier. Cette équipée, elle-même un peu alcoolisée, donnera le livre « Le rêve inachevé de jack Kerouac. » Avec pour guide le livre « Satori à Paris » de l’auteur américain, cette exploration va conduire le duo dans des rues en pente « qui donnent à Brest un air de San Francisco. » Ils passeront rue de Siam évidemment, traverseront le pont de la Recouvrance, pousseront jusqu’aux monts d’Arrée et feront de multiples rencontres.

Yann Stofer Nuits de Brest
©Yann Stofer

Du 6 juillet au 4 octobre, 47 rue de Docteur Fanton, Arles

« Trilogie de New York »:  trois perspectives photographiques sur New York à la Galerie Kehrer Arles Plus

Réunissant des œuvres de Nina Welch-Kling, Jens Krauer et Mario Schneider, l’exposition explore New York à travers trois voix photographiques distinctes façonnées par différentes expériences culturelles, historiques et personnelles.
Alors que les trois artistes prennent la ville comme point de départ, leur travail se déroule de manière remarquablement différente. La trilogie de New York révèle comment New York peut être lue simultanément comme un paysage urbain, un espace de mémoire collective et une étape pour des récits individuels.

Trilogie new-yorkaise Jens Krauer
Trilogie new-yorkaise Jens Krauer

Du 6 juillet au 30 septembre, 28 rue de la Liberté, Arles

Andy Warhol Love You Live Bengtsson Fine Art

Andy Warhol croyait que l’image de Jagger seule rendrait Love You Live (1976) instantanément reconnaissable comme le nouvel album des Rolling Stones. Mais Mick avait une autre idée. Pour la séance photo, Jagger a loué une maison dans les East Hamptons de l’État de New York pendant l’été 1977, et Warhol a pris quelques Polaroids des Stones là-bas. La fille de Mick, Jade, était là aussi, car c’est sa main que Mick « mord » sur la couverture. Warhol a ensuite mis en évidence les caractéristiques du visage de Jagger et de la main de Jade en les soulignant avec un stylo feutre noir. Une planche contact de 11 clichés comprend certaines, mais pas toutes, les photographies utilisées pour illustrer le livret.

Andy Warhol Love you Live Rolling Stones
Andy Warhol Love you Live Rolling Stones
Andy Warhol Love you Live Rolling Stones
Andy Warhol Love you Live Rolling Stones

Du 3 juillet au 1er août, 21 rue de la Liberté, Arles

Le Guide complet du Festival Off