Ces photographies prises par Paul McCartney sont restées enfermées dans un carton d’archives pendant soixante ans. Elles ressortent en 2020. Le musée Granet les expose depuis le 4 juillet dans Eyes of the Storm, dans le cadre du Grand Arles Express. C’est la première étape européenne d’une tournée qui est passée par New York, Toronto et Osaka.
Un Pentax dans les bagages des Beatles
À l’automne 1963, Paul McCartney a 21 ans. Il porte un appareil 35 mm autour du cou. Le groupe tourne au Royaume-Uni. Il remplit les salles, mais reste un phénomène local. En quelques mois, tout bascule. McCartney photographie ce basculement de l’intérieur : les loges, les trajets en voiture, les vitres de train embuées, les visages de John Lennon, George Harrison et Ringo Starr entre deux concerts.
Ces images dorment ensuite pendant près de soixante ans. Elles ressurgissent en 2020, dans les archives personnelles de l’artiste. Environ mille clichés, sous forme de négatifs et de planches contact, jamais tirés. Quelques-uns seulement avaient circulé. C’est le cas de ceux repris sur l’affiche que Richard Hamilton conçoit en 1968 pour l’album blanc des Beatles.
C’est McCartney lui-même qui contacte la National Portrait Gallery de Londres. Il propose une exposition. Rosie Broadley, conservatrice en chef de l’institution, en prend le commissariat. Elle travaille directement avec l’artiste pour sélectionner les images. Elle recueille aussi ses souvenirs, repris tels quels dans les cartels.
250 photographies, sept étapes, un fil chronologique
Le musée Granet consacre 700 m² à l’exposition Paul McCartney, photographe 1963-64 : Eyes of the Storm. Elle se tient du 4 juillet 2026 au 3 janvier 2027. Le parcours suit la tournée du groupe ville après ville, en sept sections. La visite s’ouvre sur Derrière l’objectif. Elle est consacrée aux débuts de McCartney en photographie, avec le Kodak Brownie familial et les portraits pris par son frère Mike. Suivent Liverpool et Londres, où le groupe se produit encore au Cavern Club avant la tournée d’automne 1963. Ensuite Paris et la résidence à l’Olympia. Puis Départs et arrivées, avec le premier vol transatlantique du groupe. New York et le passage au Ed Sullivan Show, moment qui changea tout pour leur carrière. Puis De New York à Washington, en train sous la neige.
La visite se termine à Miami, où McCartney passe à la couleur pour photographier ses camarades au bord de la piscine du Deauville Beach Resort.
Une étape des Rencontres d’Arles et du Grand Arles Express
Le musée Granet est la première étape européenne de cette exposition. Elle est présentée depuis 2023 aux États-Unis (Chrysler Museum, Brooklyn Museum, Portland Art Museum, de Young Museum, Frist Art Museum), au Canada et au Japon. Elle arrive à Aix-en-Provence directement de Toronto et poursuivra ensuite son parcours.
L’exposition s’inscrit dans la programmation des Rencontres d’Arles, dans le cadre du Grand Arles Express. Elle fait aussi partie des célébrations du Bicentenaire de la Photographie, portées par le ministère de la Culture.
Informations pratiques
- Dates : du 4 juillet 2026 au 3 janvier 2027
- Lieu : musée Granet, place Saint-Jean de Malte, 13100 Aix-en-Provence
- Horaires : du 4 juillet au 1er novembre, mardi-dimanche 10h-18h ; du 3 novembre au 3 janvier, mardi-dimanche 12h-18h. Fermeture le lundi.
- Tarifs : plein 14 €, réduit 12 €, gratuit pour les moins de 18 ans et les étudiants de moins de 26 ans
- Réservations et informations : museegranet-aixenprovence.fr






