Daoud Arabesques Montpellier 13 septembre 2026
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Daoud, l’enfant terrible du jazz débarque à Arabesques à Montpellier

Le 13 septembre, le Théâtre Jean-Claude Carrière au Domaine d’O à Montpellier accueille un trompettiste qui refuse de jouer selon les règles. Révélé en 2024 avec l’album Good Boy, Daoud mélange jazz, hip-hop et électro sans jamais chercher à plaire aux puristes. Pour la 21ᵉ édition du festival Arabesques, ce Franco-Marocain installé à Toulouse vient encore une fois bousculer la scène jazz.

Un parcours hors des clous

Édimbourg, un funérarium dans le Gers, les scènes underground de Toulouse : le parcours de Daoud ne ressemble à aucun autre. Ce trompettiste franco-marocain grandit près de Nancy avant de multiplier les vies parallèles. Ainsi, il devient musicien pour China Moses et Pokey Lafarge, avant de travailler aussi comme croque-mort. Depuis, ce globe-trotteur du jazz n’a plus quitté la scène.

« ok », un manifeste personnel

Aujourd’hui, l’actualité de Daoud tient en un mot : ok. Cet album jazz est sorti le 29 août 2025 sur le label allemand ACT. Il compte quatorze titres, portés par une production léchée proche des standards pop et hip-hop. Par ailleurs, Daoud résume son projet sans détour : accepter ce qu’on ne peut pas changer, même à contrecœur. L’album explore ainsi l’échec, la perte et la répétition. Il évoque aussi cette absurdité douce qui consiste à faire comme si tout allait bien.

« Good Boy », l’entrée fracassante

Cette trajectoire démarre en avril 2024, avec le premier album Good Boy. Ce disque cassait déjà les cadres du jazz classique. Jazz, hip-hop, néo-soul et électro s’y télescopaient, portés par une écriture qui assumait ses failles plutôt que de les cacher. TSF Jazz avait d’ailleurs classé Good Boy parmi les meilleurs albums de l’année. La presse internationale suivit le mouvement. Elle saluait un jazzman habité, capable de faire le pont entre Chet Baker et les trompettistes contemporains qui l’inspirent.

Des scènes prestigieuses à Arabesques

Depuis, les salles se remplissent. Ronnie Scott’s à Londres, le Montreux Jazz Festival, Marciac : Daoud enchaîne les scènes prestigieuses. Son groupe joue sur une tension permanente, entre lyrisme contenu et déflagration. Sur scène, l’univers visuel suit la même logique que la musique. Il reste brut et provocateur, assumant la fragilité plutôt que de la maquiller.

Le 13 septembre, Daoud pose ses valises au Théâtre Jean-Claude Carrière. Il s’y produit pour la 21ᵉ édition du festival Arabesques, à Montpellier. Cette programmation réunit notamment Anouar Brahem, Abdullah Miniawy et Yasmine Hamdan. Ce soir-là, Daoud côtoie aussi Meryem Aboulouafa et l’humoriste Amine Radi.

Réservation : Arabesques