Images, corps, pouvoir – Les années 80 dans la Collection Lambert
La Collection Lambert à Avignon ouvre grand les portes de ses réserves. À l’Hôtel de Caumont, depuis le 28 mars et sous le commissariat de Stéphane Ibars, l’exposition Images, corps, pouvoir explore l’effervescence créative des années 1980 à travers les œuvres de la collection permanente d’Yvon Lambert. Retrouver les œuvres de Jean-Michel Basquiat, Nan Goldin, Christian Boltanski, Julian Schnabel ou Miquel Barceló procure une joie intacte, tant elles cristallisent l’énergie créative et les bouleversements qui ont façonné les années 1980. Une décennie intense, traversée à la fois par un retour à la peinture dans sa forme la plus originelle de l’art et par la remise en question de l’image. L’ensemble est illustré par des œuvres allant de 1977 à 1994.

Collection Lambert. 5, rue Violette, Avignon, du 28 mars au 21 décembre 2026.
Julian Schnabel
Jusqu’au 15 août, Château La Coste consacre une exposition à Julian Schnabel. Peintures, sculptures et surfaces hybrides… À travers une sélection resserrée de ses œuvres les plus emblématiques (en partenariat avec son ami Donatien Grau), le parcours retrace près de cinq décennies de création. Il révélè une pratique extrêmement libre. Usage de matériaux préexistants, formats monumentaux, expérimentation permanente : cette séquence estivale met en avant l’incroyable inventivité d’un artiste pour qui la peinture demeure un geste d’une vitalité et d’une audace remarquables.

Château La Coste, Galerie des Anciens Chais, 2750, route de la Cride, Le-Puy-Sainte-Réparade. Du 25 avril au 15 août 2026.
Projet pour une révolution. Vasarely et l’architecture
À l’occasion des 120 ans de la naissance de Victor Vasarely et du cinquantenaire de sa Fondation, Projet pour une révolution. Vasarely et l’architecture dévoile l’ambition et la vision d’un artiste qui rêvait d’inscrire l’art au cœur de la cité. À travers ses œuvres, archives et projets emblématiques, l’exposition retrace la genèse du Centre architectonique d’Aix-en-Provence. Des collaborations avec de grands architectes aux utopies urbaines des années 1950 à 1970, le parcours révèle une réflexion incroyablement novatrice. L’esthétique y est pensée comme un projet de société. L’exposition, passionnante, redonne toute son actualité à l’héritage de celui qui imaginait l’art comme une expérience collective et tournée vers l’avenir.

Fondation Vasarely, 1, avenue Marcel Pagnol, Aix-en-Provence. Du 12 juin au 1er novembre 2026.
Toulouse-Lautrec, créateur d’icônes
Avec Toulouse-Lautrec, créateur d’icônes, Caumont – Centre d’Art plonge le visiteur dans le Paris incandescent de la Belle Époque, où cabarets, théâtres et nuits montmartroises furent le théâtre d’une modernité naissante, capturée par les coups de pinceaux de Toulouse-Lautrec. Réunissant près d’une centaine de peintures, affiches et lithographies, l’exposition révèle le génie graphique de l’artiste dont l’œuvre a façonné les premières icônes de la culture visuelle. De Jane Avril à La Goulue, en passant par Yvette Guilbert, le peintre a immortalisé les figures du spectacle avec une rare acuité psychologique et une profonde humanité. Dans une scénographie élégamment inspirée de la Belle Époque, ce parcours célèbre un créateur dont l’œuvre continue d’influencer l’art, la mode et la publicité contemporaine.

Caumont – Centre d’art, 3 Rue Joseph Cabassol, Aix-en-Provence. Du 24 avril au 4 octobre 2026.
Bonnes mères
À travers un parcours aussi érudit que tendre, le MUCEM explore avec Bonnes Mères, quatre millénaires de maternité. Des mythes fondateurs à la création contemporaine. Idéalisation, injonctions sociales, réalités intimes… Des déesses antiques aux artistes d’aujourd’hui, près de 350 œuvres interrogent les représentations d’une figure universelle. Dans une scénographie immersive, peintures, sculptures, installations, photographies et objets ethnographiques composent un parcours fascinant. À l’intérieur dialoguent les créations de Botticelli, Niki de Saint Phalle, Joana Vasconcelos, Prune Nourry ou Pierre et Gilles. En dépassant les frontières géographiques et culturelles de la Méditerranée, l’exposition ouvre une réflexion résolument actuelle sur la transmission, la féminité et les multiples façons d’être mère.

MUCEM, 1 Esplanade J4, Marseille. Du 18 au 31 août 2026.
Sea, pop and sun
Sur l’île de Porquerolles, la Fondation Carmignac offre une lecture inédite du pop art, explorant ses liens avec les paysages et le tourisme des années 1960-1970. Auscultant les fantasmes de désir et d’hédonisme qui ont façonné cette époque, Sea, pop and sun, titre inspiré de Sea, Sex and Sun de Serge Gainsbourg construit un parcours où le rêve des vacances éternelles se teinte d’une réflexion sur notre présent. Dans un dialogue entre icônes du Pop art (Andy Warhol, Roy Lichtenstein, Martial Raysse, Marjorie Stride) et artistes contemporains (Théo Mercier, Derrick Adams, Cosima von Bonin ou Judy Chicago) l’exposition dévoile la fragilité d’un paradis fait d’artifices et de désillusions. Ancrée dans le décor solaire de Porquerolles, cette échappée esthétique, éclatante de couleurs se révèle aussi lumineuse que mélancolique.

Fondation Carmignac, piste de la Courtade Île de Porquerolles, Hyères, du 25 avril au 1er novembre 2026.
Ellsworth Kelly – Aux bords de l’eau
Jusqu’au 15 novembre la Fondation Maeght rend hommage au tropisme aquatique d’Ellsworth Kelly. Titrée Ellsworth Kelly aux bords de l’eau, l’exposition met en lumière le lien essentiel et inattendu entre l’abstraction du peintre et son observation attentive de la nature. Elle montre comment l’artiste transforme les formes, les couleurs et les jeux de lumière observés dans son environnement en compositions d’une grande simplicité. Réunissant peintures, dessins, photographies et œuvres sur papier, le parcours révèle la cohérence de sa démarche créative au fil des décennies, s’attardant tant sur l’iconographie que sur la méthodologie. Insistant sur la dimension contemplative de sa création, l’ensemble en offre une lecture inédite et lumineuse.

Fondation Maeght, 623, chemin des Gardettes, Saint-Paul-de-Vence. Du 27 juin au 15 novembre 2026.
Henri Matisse – Yves Saint-Laurent, Le beau, la mode et le bonheur
À Nice, le Musée Matisse orchestre un dialogue inédit entre Henri Matisse et Yves Saint Laurent. Réunissant 160 œuvres (peintures, dessins, vêtements haute couture, textiles et archives), Le beau, la mode et le bonheur révèle les affinités entre l’univers du peintre et celui du couturier. Illustrant la fluidité des frontières entre l’art et la mode, l’exposition met en résonance le goût partagé de Matisse et d’Yves Saint Laurent pour le vêtement, la ligne et la couleur, révélant un dialogue esthétique d’une étonnante modernité.

Huile sur toile, 73 × 60 cm
Baltimore Museum of Art, The Cone Collection, créée par Dr. Claribel Cone et Miss Etta Cone of Baltimore, Maryland
Photo © Mitro Hood
Musée Matisse, 164 avenue des Arènes de Cimiez, Nice. Du 17 juin au 28 septembre 2026.


