Du 26 septembre 2026 au 22 mai 2027, l’Ombrière à Uzès déroule dix-sept rendez-vous entre théâtre, humour, danse et musique. Voici nos coups de cœur dans cette programmation, d’Arnaud Tsamère à Ibrahim Maalouf et Hiba Tawaji.
Samedi 26 septembre 2026 — Arnaud Tsamère
L’humoriste ouvre la saison avec son cinquième one-man-show. Il y aborde son quotidien, la famille, l’âge qui avance, avec sa gouaille habituelle. Trois cents places étaient déjà réservées avant l’ouverture officielle de la billetterie. Un choix logique pour lancer la saison : Tsamère remplit les salles depuis quinze ans sans jamais changer une formule qui a fait son succès.

Dimanche 18 octobre 2026 — C’est pas facile d’être heureux quand on va mal
Récompensée de deux Molières en 2024, la pièce s’attaque à un sujet rarement traité frontalement au théâtre : la dépression et la reconstruction qui suit. Le texte alterne entre scènes de groupe et confessions individuelles, sans misérabilisme. L’humour y sert de respiration, jamais d’esquive. Une proposition qui tranche avec le reste de la programmation, plus grave, mais portée par une distribution reconnue pour son sens du rythme.

Dimanche 29 novembre 2026 — Haroun, bonjour quand même
L’humoriste revient avec un spectacle programmé pour huit cents spectateurs, l’une des plus grandes jauges de la saison. Habitué des textes ciselés et du jeu sur les mots, Haroun construit son one-man-show autour de scènes du quotidien poussées jusqu’à l’absurde.

Dimanche 10 janvier 2027 — Simone Veil, les combats d’une effrontée
Cristiana Reali incarne l’ancienne ministre dans un texte consacré à la transmission de ses combats aux nouvelles générations : la loi sur l’IVG, la déportation, l’engagement européen. La pièce retrace un parcours plutôt qu’une biographie linéaire, en s’attardant sur les moments où Simone Veil a dû tenir tête, seule, face à l’hostilité. Cristiana Reali porte le texte sans emphase.

Dimanche 31 janvier 2027 — Le Schpountz
Place à l’univers de Marcel Pagnol, entre comédie et émotion, dans une adaptation qui joue sur les deux registres. L’histoire, celle d’un jeune homme persuadé d’avoir un destin de star de cinéma, garde son ironie douce-amère tout en assumant les codes du théâtre populaire : décors chaleureux, accents du Midi, tirades enlevées. Une manière de faire résonner Pagnol sur une terre qui lui doit une bonne part de son imaginaire collectif.

Samedi 27 février 2027 — Catwalk
La compagnie Käfig, référence de la danse hip-hop en France, transforme un défilé de mode en spectacle chorégraphique où mode, danse et musique se répondent en direct. Les interprètes défilent, dansent, se métamorphosent, dans des costumes pensés comme de véritables silhouettes de podium. La compagnie, fondée par le talentueux Mourad Merzouki, a construit sa réputation sur ce genre de croisements entre disciplines a priori éloignées.

Vendredi 12 mars 2027 — Hiba Tawaji invite Ibrahim Maalouf, À la française
La chanteuse franco-libanaise partage la scène avec son mari, le trompettiste Ibrahim Maalouf, pour un concert construit autour du répertoire français, entre reprises et compositions originales. Les deux artistes ont déjà collaboré sur scène et en studio, mais ce format en duo reste rare. Une date qui mêle chanson, jazz et musique du monde.

Vendredi 2 avril 2027 — Le Cercle des poètes disparus
L’adaptation théâtrale du film culte de Peter Weir arrive sur la scène uzétienne. Le texte reprend l’histoire du professeur Keating et de ses élèves d’un pensionnat strict, initiés à la poésie et à la liberté de pensée. Beaucoup connaissent le film porté par Robin Williams ; la version scénique cherche à faire exister ce même souffle sans l’écran, avec la proximité propre au théâtre.

Vendredi 23 avril 2027 — Le Dernier cèdre du Liban
Récompensée de trois Molières en 2026 et repérée au Festival d’Avignon, la pièce interroge mémoire et héritage familial à travers l’histoire d’une famille libanaise dispersée par l’exil. Le texte navigue entre les générations, entre le pays quitté et celui où l’on s’installe, sans misérabilisme ni grandiloquence. Une des pièces les plus adoubées par la critique de la saison passée, qui arrive à Uzès un an après son sacre.



